Derme

2016  / Performance / Interactif / Installation

Une performance interactive, puis installation, créée au Musée Juif de Belgique lors de l’événement “100 Artistes en liberté” en mai 2016. Basée sur une photographie du lieux datant de 1901.

La Mémoire des murs

Le point de départ de derme est de convoquer une dernière fois les anciens habitant du bâtiment du mMusée Juif de Belgique avant sa démolition. Convoquer le passé avant de faire un grand pas vers le futur.
Souvent mes oeuvres peuvent êtres simplifiées en prenant une expression française au pied de la lettre, pour Derme on pourrait utiliser celle-ci: “Ils font partie des murs”.
Car effectivement c’est la sensation que j’ai eu en visitant les lieux: le bâtiment suinte de son histoire, histoire inscrite dans les couches successive d’aménagement, d’architecture, de papier peint, de plâtre, de peinture.
En parcourant les archives du musée j’ai été particulièrement touché par l’époque de l’école Allemande et des photos de classe d’enfants de 1904, c’est donc eux que j’ai décidé de convoquer.
L’œuvre s’est développé en deux temps: performance puis installation vidéo et créations d’œuvres connexes.
La performance fait appel à des techniques interactive, comprenant la détection infra-rouge, la construction d’un cache alpha en direct et la projection vidéo.
L’installation vidéo ne nécessite qu’un projecteur et un lecteur Blue-ray.
Les oeuvres connexes sont des photographies encadrées et un miroir anciens modifié

La performance:
Une silhouette habillée en noir s’avance face au mur qui a été préalablement peint en noir, c’est l’artiste. Dans ses mains un marteau et un burin, les outils intemporels du sculpteur. Après un temps de contemplation il se dirige au plus près du mur et commence à le sculpter, délicatement.
Sous son burin, là où la couche superficielle de peinture est attaquée pour laisser paraitre le plâtre, de la lumière apparaît lentement, dans le trou. Au fur et à mesure de la progression du burin on devine un regard en noir et blanc, puis tout un visage, puis plus loin dans un autre trou, une main, puis encore un autre visage “libéré” du murs. Ces visages, cette lumière, ne surgis que là ou l’artiste a sculpté le murs, le reste du murs reste noir. La lumière bouge atours des visages, formant des halos mobiles, les rendants plus vivants, plus vibrants.
Le travail est minutieux, lent, révélant petit a petit d’autres visages enfuis dans le murs. La pièce petit à petit devient plus claire grâce au blanc vidéo projeté sur le mur. Le sculpteur révèle petit a petit de nombreux visages d’enfants qui nous regardent en face droit dans les yeux, quelques adultes, quelques mains. Il laisse dans le noir les corps, les bancs, le décors de la salle de classe.
En mettant le mur à nu, il révèle son histoire, son passé endormi en dessous de cette fine couche de peinture, on découvre des bribes d’une salle de classe vieille de plus de 100 ans. En chemin on a perdu la perspective, le décors, les détails. Reste ces visages qui nous regardent,par delà le temps, par dedans le mur.
Les visages ainsi projetés sur le plâtre acquièrent une texture particulière comparable à celle de vieilles fresques craquelées.

L’installation et les oeuvres connexes.
Lorsque la performance est terminée, une bande vidéo de la projection est créée et reste une installation vidéo ne nécessitant qu’un projecteur vidéo et un lecteur de blue-ray. Des photos ont été prises de la projection pour créer d’une part un triple miroir modifié, ou les visages d’enfants apparaissent par derrière des miroir gratté. Des photos encadré reprenant des portraits d’enfants, seuls ou en sous groupes.

Pieces connexes: Miroir & Photographie

Triptique Miroir Derme #1
Miroir et photo
(Papier FineArt 100%coton)
37cm x 16cm
pièce unique
2016

Derme duo photo #1
Photo tirée sur papier FineArt 100%coton
Cadre aluminuim
30cm x 40cm
série de 3

Derme III (Collection du Musée Juif de Belgique)
Photo tirée sur papier FineArt 100%coton
107×56,5cm,  cadre antique doré.
Pièce Unique, 2016.