Les Bains Macabres

Design Vidéo

compositeur Guillaume Connesson
auteur Olivier Bleys
direction musicale Arie Van Beek
mise en scène Florent Siaud (également Carmen & Pelléas)
avec l’Orchestre des Frivolités Parisiennes

scénographie et costumes Philippe Miesch
éclairages et ©photo Nicolas Descôteaux (également Pelléas)
assistante à la mise en scène Jane Piot
design vidéo Thomas Israël
régie générale Anna Piatyszek
création maquillage et coiffure Fanny Jakubowicz, Corine Blot

production : Les Frivolités Parisiennes
coproduction : Théâtre Impérial de Compiègne
coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet
partenaires : La Caisse des Dépôts, l’ADAMI, la SACD-Fondation Beaumarchais, la Fondation Singer Polignac, le FCL et la copie privée, la Région Hauts de France et la Ville de Paris, les agglomérations de St-Dizier, Der et Blaize.

Célia Verdier: Sandrine Buendia
Mathéo: Romain Dayez
Nestor: Gobineau Fabien Hyon
Miranda: Joule Anna Destraël
Prosper: Lampon Geoffroy Buffière
Aristide: Nubret Nicolas Certenais
les curistes: Benjamin Mayenobe, Jérémie Brocard, Benoît-Joseph Meier
avec le choeur Les Éléments
chef de chant Nicolas Chesneau
chef de choeur Joël Suhubiette

quelques mots sur le design vidéo

Il y avait plusieurs défis à relever lors de la création du design vidéo de cette nouvelle oeuvre lyrique de Guillaume Connaisson.

D’abord donner texture, personnalité  et mystère au “Monde des absents”, espace des morts ayant perdus la vie dans les Bains Terminus et reliés à eux par l’élément aquatique.

Mathéo est lié au au sable dans le livret, Célia, l’autre protagoniste, est naturellement devenue marine. Je me suis amusé à tisser ces connexions à leur élément, par petites touches, tout le long de l’opéra, jusqu’aux gerbes finales.

Pour les autres défis, la technique et l’artistique furent intimement liés.

Il a fallu donner fluidité et poésie à une discussion skype entre les deux principaux protagonistes, Mathéo et Célia. L’une dans son appartement, sur le plateaux, l’autre dans le monde des absents, hors scène, reprojeté sur un pan de scénographie. Très beau duo d’amour par ordinateur et caméra interposés où la chanteuse nous offre un superbe gros plan d’un naturel si rare à l’opéra. Pour que cela fonctionne il fallait qu’ils se voient afin de jouer ensemble, qu’ils voient le chef afin de chanter ensemble, et que la vidéo ne soient pas trop décalée du son.  Ensuite il nous restait à rendre cella élégant sur le plateau…

Pour le très bel “air du sable”, j’ai pris plaisir a créer une tempête de sable “particulaire” (travail génératif, dont les éléments sont créés en direct dans l’ordinateur, comme pour les jeux vidéo par exemple) que je maîtrise en direct pour suivre les mouvements de la musique et du chanteur.  Plusieurs éléments marins sont aussi génératifs, dans le seul souci de maîtriser parfaitement leur rythme, chose plus difficile avec une vidéo pré-enregistrée.  

Le dernier défi et non le moindre est la déliquescence à la fin de la pièce de Mathéo, revenu d’entre les morts, qui retourne non à la poussière mais au sable.  J’ai utilisé mes techniques de body-mapping pour parer le corps de Mathéo d’un costume de sable se délitant, comme si son corps lui-même perdait sa réalité.  Pour une fois le body-mapping n’est pas ici au centre de l’oeuvre, juste un élément de narration visuel parmi d’autres. 

la presse

“Poétique et loufoque” (Forumopera.com), “Pétillants Bains Macabres à l’Athénée” (Les Echos), “Deux grosses heures de plaisir et un immense éclat de rire final. Plongez sans hésiter dans ces Bains Macabres ; l’ouvrage tient l’affiche jusqu’au 6 février !” (Concertclassic.com) La presse ne tarit pas d’éloges sur les Bains Macabres !

  • le séjour des absents
  • skype
  • l'aire du sable
  • l'eau
  • police
  • l'équipe

tiré du programme

Vivre d’amour et d’eau fraîche, c’est une chose. Ç’en est une autre de mourir d’amour et d’eaux thermales… Né de la rencontre du romancier Olivier Bleys et du compositeur Guillaume Connesson, cet opéra-comique contemporain mêle les joies de la répartie, les plaisirs d’une enquête policière, le souffle du thriller, et les vertiges de l’amour au-delà de la mort. Une œuvre moderne à l’ancienne, menée avec finesse, humour, et parfumée de quelques gouttes de fantasmagorie.