EXILT
Exposition du 15 Avil au 4 Juin 2016
Vernissage le 14 Avril 2016
Du mardi au samedi de 14h à 19h.

Galerie Charlot, 47 rue Charlot 75003 Paris France www.galeriecharlot.com +33 1 42 76 02 67

Fusion des mots « Exil » et « EXIT », le titre de la troisième exposition de Thomas Israël à la Galerie Charlot, fait référence à l’urgence de sortir d’un pays et aux conséquences de ces départs inévitables.

Fils et petit-fils de réfugiés, Thomas Israël aborde avec sa sensibilité artistique, la problématique de l’actuel exil forcé de milliers de Syriens. A cette occasion, il réalisera une fresque murale à l’encre de chine sur le mur de la galerie, une traversée allégorique qui nous mènera sur les traces de l’exode syrien, ou chaque signe, minuscule mais unique représente une vie en suspens.

Pour tenter de remettre de l’humanité dans un récit contemporain où les enjeux politiques estompent le drame humain, il collabore avec trois grands photojournalistes de terrain pour autant d’oeuvres vidéo: Reza (National Geographic/World Press Photo Award/Infinity Award), Johanna de Tessières (La Libre Belgique/Paris Match/Handicap International) et Olivier Papegnies (Collectif Huma et La Libre Belgique/Médecins du Monde/Nikon Photo Press Award).

A partir de leurs portraits photos d’exilés à différentes étapes de leurs parcours – dans les camps de réfugiés au Liban, sur la route, dans la Jungle de Calais, ou devant l’Office des Etrangers à Bruxelles – Thomas Israël trace des signes, courbes, traits, points sur leurs visages et leurs corps, pousse nos regards à s’arrêter plus longtemps pour en saisir l’unicité, la préciosité, imaginer un avant et un après. Grace à ce geste, l’instantanéité de la photo se prolonge dans nos imaginaires afin de nous donner le temps de l’empathie.

Au déchirement géopolitique qui provoque le départ forcé de ces victimes, se rajoute l’exil intérieur. Par ses signes, Thomas Israël indique une trajectoire biographique qui s’inscrit sur le corps. A la photo poignante, se rajoute un niveau de lecture personnel à l’artiste en lien avec une mémoire transgénérationelle de l’exode. L’ensemble de ces trajectoires sont transformées en une sorte d’alphabet, écriture de l’artiste, traduisant ce que le langage et la raison n’arrivent à expliquer.

Thomas Israël nous propose de prendre position au delà des images et des chiffres. Il nous met face à nos responsabilités, nos croyances, nos peurs, nos espoirs, et nous invite à nous recentrer sur l’Humanité.

dossier de presse

Ⓒ photo du haut T.I. & Olivier Papegnies

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